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CAISSE 06 · SORTIES & VOYAGES · 28/10/2026 · 23:19

Mal des transports: causes et prévention

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Conflit entre l'oreille interne et les yeux, le mal des transports touche 1 personne sur 3. Provoque nausées et vertiges. Ce n'est pas grave.

Julien Mercier Julien MercierJournaliste

Mal des transports: causes et prévention
Dans cet article7 parties
  1. Qu’est-ce que le mal des transports et pourquoi survient-il ?
  2. Qui est le plus susceptible de souffrir du mal des transports ?
  3. Comment prévenir le mal des transports : les gestes simples
  4. Solutions médicales et alternatives naturelles
  5. Quand consulter un médecin ?
  6. Ce qui reste incertain ou flou
  7. À découvrir également

Le mal des transports est un phénomène sensoriel courant : votre cerveau reçoit des signaux contradictoires sur vos mouvements, ce qui déclenche une cascade de symptômes (nausées, vertiges, malaise). Ce n’est pas une pathologie grave, juste une incompréhension temporaire entre votre oreille interne et vos yeux. Environ 1 personne sur 3 en souffre à un degré ou un autre, et c’est particulièrement fréquent chez les enfants et les femmes enceintes. Bonne nouvelle : il existe de nombreuses façons de réduire ou de prévenir le problème.

Qu’est-ce que le mal des transports et pourquoi survient-il ?

Le mal des transports, ou cinétose, naît d’un conflit sensoriel. Votre oreille interne (l’organe de l’équilibre) détecte les accélérations et les changements de direction du véhicule. Simultanément, vos yeux regardent l’intérieur de la voiture, du train ou de l’avion, un environnement qui paraît immobile. Ce désaccord entre ce que votre système vestibulaire signale et ce que vous voyez laisse votre cerveau perplexe.

Votre cerveau interprète cette incohérence comme un possible empoisonnement (un réflexe hérité de la préhistoire : quand les signaux sensoriels ne correspondent pas, l’organisme part du principe qu’une toxine l’a déséquilibré). Il déclenche alors une réaction défensive :

  • nausées
  • vomissements
  • vertiges

C’est désagréable, mais c’est aussi un mécanisme de survie mal adapté au contexte moderne.

Important : cette réaction est normale et n’indique aucune fragilité neurologique ni équilibre défaillant. C’est une réaction physiologique courante, pas une maladie.

Qui est le plus susceptible de souffrir du mal des transports ?

Le mal des transports touche une large part de la population.

10 et 20 %

Entre 10 et 20 % de la population en souffre régulièrement, tandis qu’environ 1 personne sur 3 y est sensible à un moment ou un autre de sa vie.

Environ 3 millions de personnes souffrent de manière chronique du problème.

Certains groupes sont plus vulnérables. Les enfants de 8 à 10 ans sont parmi les plus affectés (30 à 40 % de ce groupe), bien que la sensibilité soit élevée chez tous les enfants de 2 à 12 ans. Cette susceptibilité diminue souvent à l’adolescence. Les femmes enceintes et celles en période de règles douloureuses présentent également une sensibilité accrue, probablement en raison des changements hormonaux.

La fréquence du problème varie énormément selon le mode de transport :

  • En voiture : environ 4 % des passagers ressentent du mal des transports.
  • En train : 0,13 % seulement, car le mouvement est régulier et prévisible.
  • En avion de ligne : moins de 1 %, les mouvements étant minimes.
  • En bateau : 25 à 30 % des passagers, le taux le plus élevé. Les mouvements irréguliers et imprévisibles (tangage, roulis) sont les plus perturbants.

Autrement dit, si vous souffrez en voiture, vous ne souffrirez probablement pas en avion. À l’inverse, une croisière peut vous surprendre désagréablement. Et un enfant qui vomit en voiture à cet âge peut grandir et mieux tolérer les trajets à l’adolescence.

Comment prévenir le mal des transports : les gestes simples

Avant de partir, quelques habitudes limitent ou éliminent le problème. Mangez léger et évitez les repas gras (pizza, frites, viandes rouges), qui ralentissent la digestion et amplifient les nausées. Ne partez pas l’estomac vide, car une glycémie basse aggrave le malaise. Évitez la caféine et le thé juste avant le voyage ; préférez l’eau plate ou une tisane. Dormez suffisamment la nuit précédente, car la fatigue accroît la sensibilité.

Pendant le trajet, quelques positionnements aident. En voiture, asseyez-vous à l’avant et regardez la route ou un point fixe à l’horizon, pas les bâtiments qui défilent rapidement. En avion ou en bus, fixez votre regard sur un point stable (fenêtre ou point très lointain) plutôt que sur votre écran ou votre livre. Sur un bateau, restez sur le pont ou près d’un hublot offrant une vue du large, plutôt que dans une cabine fermée. L’air frais aide aussi : ouvrez légèrement une fenêtre en voiture, ou demandez de l’air frais dans les transports en commun.

Distrayez-vous ou reposez-vous. Certains voyageurs trouvent du soulagement en écoutant de la musique, en conversant avec un compagnon, ou en faisant une micro-sieste. D’autres constatent que lire ou regarder un écran aggrave les symptômes, car le mouvement de l’écran intensifie le conflit vestibulaire.

Solutions médicales et alternatives naturelles

Si les gestes simples ne suffisent pas, plusieurs traitements sans ordonnance peuvent aider. Les antihistaminiques (diménhydrinate, diphénhydramine) sont les plus courants et disponibles en pharmacie. Ils fonctionnent en réduisant l’activité de l’oreille interne. Effets secondaires possibles : somnolence, bouche sèche. La métopimazine, commercialisée sous le nom de Vogalib®, est un limiteur de vomissements, aussi vendu libre en pharmacie.

La scopolamine, en patch (Scopoderm®), agit directement sur l’oreille interne et s’avère efficace pour certains.

15 ans

Important : cette option est interdite chez les enfants de moins de 15 ans.

Consultez un pharmacien avant d’utiliser un patch, surtout si vous prenez d’autres médicaments.

Côté naturel, le gingembre est reconnu par l’Organisation mondiale de la santé pour ses propriétés anti-nausées. Ses principes actifs, les gingérols, soutiennent la fonction gastrique. Vous pouvez le consommer sous forme de gingembre frais, infusion, ou supplément. La menthe poivrée, en huile essentielle ou en tisane, a également des propriétés anti-nauséeuses et peut être utile.

Les bracelets d’acupression (notamment SeaBand) stimulent un point nerveux sous le poignet par pression continue, héritage de la médecine traditionnelle chinoise. Leur efficacité varie selon les personnes et les études sont limitées, mais ils offrent une option sans effet secondaire à tester.

Quand consulter un médecin ?

Le mal des transports est généralement bénin, mais certaines situations méritent un avis professionnel. Consultez un médecin si vos symptômes persistent ou s’aggravent sans raison apparente, si un enfant souffre régulièrement au point que les trajets deviennent intenables, ou si vous avez des antécédents de vertiges, de problèmes d’équilibre ou d’oreille interne. Un médecin pourra écarter d’autres causes et vous orienter vers des options pédiatriques spécifiques si votre enfant est jeune.

Rappel important : cet article fournit des informations générales et ne remplace pas un avis médical personnel. Si vos symptômes vous inquiètent ou si vous avez des contre-indications médicales (grossesse, allergies, autres traitements), consultez votre médecin ou pharmacien avant d’essayer une nouvelle solution.

Ce qui reste incertain ou flou

Malgré la recherche, certains points demeurent mal documentés publiquement :

  • Taux d’efficacité exacts. Les études disponibles ne comparent pas tous les traitements directement, et l’efficacité varie beaucoup selon les individus. Aucune source publique ne donne un pourcentage de succès fiable pour chaque médicament ou méthode.
  • Efficacité précise des bracelets d’acupression. Bien que largement utilisés, les preuves scientifiques restent limitées. Leur effet relève parfois du placebo, parfois d’une action réelle, mais les études de comparaison de grande envergure manquent.
  • Prix et remboursement. Les coûts des médicaments, des bracelets et des alternatives naturelles ne sont pas documentés et varient selon les pharmacies et les assurances.
  • Détail complet des contre-indications. Chaque médicament a ses propres restrictions ; c’est du ressort de votre pharmacien ou médecin de les examiner pour votre situation personnelle.
  • Protocoles de rééducation en réalité virtuelle. Cette approche existe pour certains cas médicaux complexes, mais peu de données publiques en expliquent le fonctionnement ou l’efficacité.
  • Sensibilité précise des femmes enceintes ou en règles. Il est attesté que la sensibilité augmente, mais aucune étude large n’a quantifié l’ampleur exacte du phénomène.

Sources

  1. Cet article s’appuie sur les sources suivantes, consultées le 18 octobre 2026 :
Sensibilité générale1personne sur 3Enfants de 8 à 10 ans les plus touchés30 à 40%Prévalence en bateau25 à 30%Prévalence en voiture4%

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Julien Mercier
Écrit par

Julien Mercier

Journaliste · santé, numérique, sorties

Julien Mercier couvre la santé, le numérique et les sorties pour Le Reçu : sommeil, activité, téléphone, ordinateur, week-ends et voyages. Il teste les conseils qu'il donne avant de les écrire.

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